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25/04/2009

Les Prénoms

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  Vieux testament de 1751

Je fais depuis un an , des relevés d'Etat Civil  anciens pour mon association de généalogie . Je me suis donc familiarisé avec les noms et prénoms de mes communes environnantes et je voudrai vous faire profiter d'un peu d'histoire ...

   Au début du 15e siècle , les prénoms étaient appelés noms de baptême . Depuis l'établissement du Christianisme , chaque nouveau né recevait à son baptême , un nom . Si ce n'était pas celui de son parrain , le prètre veillait  à ce que le père de l'enfant choisisse le nom d'un Saint . Au 15e siècle , la bourgeoisie et principalement le peuple se conformaient à cette prescription avec assez grande régularité . Cependant , un autre prénom était souvent substitué à celui du baptème .Les registres de baptème n'étaient pas encore connus . L'ordonnance les instituant fût rendue par François 1er à Villers-Cotteret en août 1539 , dans l'interêt des familles et pour remédier aux graves désordres de la collation des bénéfices éclésiastiques , qui dégénéraient parfois en scandales . Les registres de mariages et de décés ne furent crées seulement qu'en 1579 .Les curés des paroisses furent chargés de tenir les registres . Mission assez mal remplies ( insousiance , ignorance) d'ou , erreurs de personnes , confusion de noms ,mauvaises orthographie, surcharges , ratures , et pas de témoins .   Il faudra arriver à la loi du 20 septembre 1792 pour que les officiers des municipalités deviennent officiers d'Etat-Civil . Il leur fût ordonné de ne faire aucune distinction de religions , mais ils étaient aussi parfois presque illetrés

et des désordres s'ensuivirent pendant au moins 20ans .Les plus anciens registres de naissances sont Chateaudun 1478 ,Paris , mariages 1515 , 1532 Marseille , Eglise St. Martin ....Dans ma commune , le village de Crots commence en 1639 mais l'écriture est tellement mauvaise qu'on ne peut guère en utiliser .

Pour les Patronyme , Jean-Louis Beaucarnot , dans son ouvrage nous parle des " handicapés patronymiques" ...des  Meurdesoif , Couillard , Potdevin , Cornu , Lagarce , Moncul .......et autres noms aujourd'hui mal vécus qui à l'époque  p^rovenaient d'un lieu dit , d'un mêtier ou autres objets  et bien sur de moqueries diverses .

15:50 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (6)

25/03/2009

Embrun sous les bombes

 

  Quand je dis Embrun sous les bombes , il s'agit de son quartier de la Clapière qui fort heureusement n'était pas trop peuplé à l'époque . En fait , ce que visaient les alliés , après le débarquement en Provence du 15 aout 44 , c'était les ponts sur la Durance , afin de prévenir un éventuel retour en force des Allemends . A la date du 19 aout , plusieurs ponts avaient été dinamités par le maquis . Il restait donc celui d'Embrun ,toujours debout  pour des raisons de commodités et suite à des pressions d 'Embrunais désireux de conserver un certain confort malgré de durs combats tout proches .Il fût bien connu que la libération de la France , pour beaucoup de gens , c'était l'affaire des autres .

  Voilà , en ce matin ensoleillé du 19 aout 44 , je me levais , déjeunais tranquillement et allais faire un petit tour dans le village , histoire de me dégourdir les jambes .  C'est donc derrière notre ferme que je me trouvais quand mon attention fût soudain attirée par en ronron d'avions vers la vallée cette fois . Car c'était très souvent au dessus de nous , vers l'Italie que nous les voyions . Je grimpais donc précipitament sur un monticule de terre et je les vis bien distinctement  les uns derrière les autres , remantant la vallée . Au moment d'arriver sur la Clapierre je vis d'inombrables objets noirs se détacher de leurs ventres .Je n'eus pas le loisir de me poser la question , qu'est'ce que c'est ? Une déflagration subite et assourdissante tellement puissante me frappa soudain avec tellement de force  que la terre en trembla et que je partais à la renverse de mon talus . Pendant une minute au moins je restais hébété , paralysé , les bras balants les jambes en "flanelle , comme disait ma grand mère . Je regardais , l'énorme nuage de poussière noir et blanc qui montait déja très haut . Soudain , ce fût le silence total sur le village . Je réalisais enfin ce qui s'était passé et courru à toute jambes à la maison . Tout le monde était dehors , pâle , et effrayé , le regard interrogatif . Il n'avaient pas vu eux , dans la maison et croyaient à un tremblement de terre . Je leur appris ce que j'avais vu et ce fût aussitôt la panique au village car , c'était jour de foire à Embrun et la moitié des gens étaient à cette heure ci ...vers la Clapièrre .

En bas , c'était la désolation sur le quartier . Les 70à 80 bombe de 500 kgs explosèrent presque simultanément dans tout le quartier  , sur un rayon si large que le pont n'en reçu qu'une qui traversa la chaussée sans exploser  et fût retrouvée au cours d'un dragage du lit en ...2004 . La quinzaine de maisons du quartier furent soufflées et on enregistra 3 morts et un blessé très grave , le cantonnier qui eut la jambe coupée sur le pont même . D'autres paysans reçurent des pierres et autres projectiles et nombreux fûrent ceux qui échappèrent à la mort de quelques minutes .Notre clapièrre était vraiment ravagées par d'innombrables énormes trous . Papa voulu voir le désastre le lendemain et nous descendîmes avec lui , avec la charrette et le mulet . Quand nous arrivâmes en bas , nous ne pûmes pas trop approcher car le maquis était en train de faire sauter le pont à la dynamite . Nous dûmes passer plusieurs mois sur une passerelle qui descendait au ras de l'eau et ça , ça me faisait très peur . Ma Minette elle aussi vécut cela au plus près et en garde un souvenir bien présent encore aujourd'hui . Ce matin là , elle était déja près de voie ferrée à environ 500 mètres du pont  avec ses quatres chèvres déja afférées à brouter les buissons environnants . Entre le bruit des avions arrivants et les explosions , elle n'eût pas non plus le temps de réaliser , qu'elle fût à terre , paralysée par ce cataclysme  si soudain . Heureusement pas de blessures , mais il n'empêche que dans les jardins alentours , on pouvait encore trouver en labourants d'énormes éclats de bombes qui , c'est certain vous auraient facilement coupés en deux  ..

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Le pont effondré
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La Villa des Roses , soufflée et bien triste
 où habite ma fille  aujourd'hui
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Quelques terribles éclats et un bout de pont
trouvés dans les jardins , encore parfois aujourd'hui

18:25 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5)

07/03/2009

La Tour Brune

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Construite dans l'enceinte de l'Archevéché , notre Tour Brune était le symbole de la puissance de l'Eglise et des Archevêques Embrunais . Haute d'une trentaine de mètres , elle servait à la fois de Coffre fort de la ville , en cas d'invasions et de Tour de guêt et de communication avec les villages environnants . Elle date de la fin du XII e siècle .Elle avait à l'origine un clocher de bois qui servait d'abri aux guetteurs et qui fût démoli au 19e siècle .
 Elle servit aussi de prison à différente époques et conservat longtemps des dessins et graffitis .Les Embrunais ont pu entendre les trompettes des vigies annoncant l'arrivée de rois de France , comme Louis XI , Charles VIII , Louis XII, Louis XIII .  A ses pieds , l'Archevéché servit de caserne , de gendarmerie , de collège technique  et une grande salle de ...tribunal .  Aujourd'hui , tout cet ensemble est en étude de réhabilitation , mais , devant le coût des travaux ça prendra sûrement de nombreuses années .
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Gravure  du 19e siècle
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Dessin de prisonnier figurant un Léopard à tête humaine terrassant l'aigle impérial
Caserne Laharpe  des Chasseurs alpins
vers 1900
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L'archevéché et son jardin public

19:05 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2)

18/02/2009

Notre dame du Réal

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Bénitier (XViesiècle)
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Lions porteurs , porte d'entrée
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La grande rosace

23:06 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (6)

Notre dame du Réal

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Le Clocher frappé par la foudre
en 1852

En vous montrant mon village , je ne peux quand même pas passer sous silence  son église , Cathédrale Notre-Dame du Réal . Le lieu de culte principal des Embrunais  aujord'hui puisque  toutes les autres églises ont disparu ou ont été transformées . Les chapelles lattérales des Cordeliers en office du tourisme et St. Donat  rénovée , en maison de pays .L'église date des 11-12e siècles et si elle a été le lieu de miracles connus de toute la France , elle a aussi  connu bien des perturbations . L'évèque henri de Suze mis à la porte par les Embrunais  , des hérétiques brûlés sur son parvis pendant l'inquisition et sa transformation en temple par le protestant guerroyeur   , le Duc de Lesdiguières . Son magnifique orgue réhabilité a été  offert par louis XI .

 

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Notre Dame du Réal , aujourd'hui

 

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Le Grand Orgue Louis XI

 

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L'entrée principale dite le Réal , ici avec ses "béquilles "

Avant rénovation

 

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Le maître autel (1764)

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Baie , facade nord

18:58 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

13/12/2008

Le curé Dalmas

     Recevoir le saint Sacrement en 1724 dans l’Embrunais , était loin d’être chose facile en plein hiver .

Le curé  Dalmas  nous conte ainsi , le terrible hiver de cette année là ou il dû monter au hameau de Joutelle pour donner le Saint Sacrement à Mr Jacob . Ce hameau de 4 misérables  fermes  était situé à environ 5kms  d’Embrun à 1500 mètres d’altitude . Cela représentait un dénivelé très important pour notre petit curé de campagne .

        Il neigeait  et ventait abondamment quand il quitta sa cure avec le St. Sacrement . A mi-chemin , accompagné de quelques hommes il rencontra un groupe qui venait lui apprendre  que son paroissien était décédé mais que madame Blanc  était bien mal . Il envoya donc un homme prévenir pour annoncer le décès et sonner les cloches . Il fallut une quarantaine d’hommes pour descendre le défunt , et procéder aux funérailles dans le sol même de l’église St Donat .  Le lendemain , notre prêtre reparti vers les 1heure de l’après midi  avec un valet et tous les hommes disponibles . Ils montèrent sous la neige et le vent , chantant des hymnes , psaumes , ou prières jusqu’à Caléyère où il se reposèrent « un demi quart d’heure » dans une écurie . Plus haut , ils firent une nouvelle halte d’un « demi quart d’heure « dans une écurie car , « ils étaient extraordinairement fatigués » . Notre curé avait fait porter deux bouteilles de gniole et du vin pour « réparer leurs forces et en prendre de nouvelles «  pour arriver  , sans aucune trace à Joutelle . La nuit étant tombée ils prirent des lanternes et quelques fusils au cas ou les loups les attaqueraient , ce qui arrivait fréquemment . Le fils d’une veuve avait eu la vie sauve en laissant ses musettes de provisions à la meute qui le suivait depuis la sortie du bois . Il y avait bien 4 pieds de neige et les premiers marcheurs s’étaient munis de raquettes pour faciliter la marche des autres . Notre curé raconte «  J’étais muni d’un grand bâton ferré long d’une toise , pour me soutenir , et ceux qui m’accompagnaient étaient obligés  de se tenir devant et derrière . Je me tenais à l’habit du premier et le dernier me tenait par dessous les fesses  . Cela ne m’empêcha pas de tomber plusieurs fois  et mon bâton s’enfonça de près de cinq pieds « 

 

 Enfin , ils arrivèrent  harassés  . Notre curé pût enfin donner l’extrême onction à sa malade pendant que les 40 hommes de l’expédition se reprenaient dans l’écurie . Il fût très heureux d’avoir accompli son sacerdoce grâce à tous ces hommes  dont la plus part avaient déjà fait le chemin le veille avec le défunt .  Ils repartirent donc sous la neige et le vent qui avait déjà tout nivelé   , s’allumant avec les lanternes et les fagots de paille enflammée qu’ils avaient trouvé  , toujours en chantant des psaumes  , des cantiques  et prières . Ils arrivèrent épuisés vers les11heures du soir au village du Château où ils purent  enfin  s’endormir .

 

   Le lendemain dimanche , dit-il «  je dis la messe et confessais et communiais plusieurs malades et infirmes  et aussi « plusieurs sains par dévotion «  .

 

   Ce prêtre rend hommage à tous ceux qui l’ont accompagné , en citant leurs noms dans son mémoire .

 

23:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

08/12/2008

Superstitions et sorcelleries

                                                                                                             

Superstitions et sorcelleries étaient le lot quotidien des Embrunais et gens des environs . A embrun , pour se guérir d’une maladie infligée par un sorcier , il fallait faire bouillir , dans un vase de terre neuf , des clous ..neufs ou des épingles dans du vinaigre pris chez neufs veuves de la localité

On frappait trois fois sur la table et le magicien devait venir demander grâce . Un autre remède aussi , consistait à faire bouillir dans une marmite un foie de bœuf avec une chaîne de fer . Au village voisin , de Baratier , on chauffait au rouge une marmite et on tapait dessus à tour de bras , c’était le sorcier qui était censé recevoir les coups .

A Embrun et dans les environs , le sorcier était appelé « l’ èmbarnaïre » . Si , un cheval , un bœuf ne voulait plus , tout d’un coup travailler , on  disait qu’il était « embarné »

Parfois , on attribuait aux bergers un pouvoir de sorcellerie . S’ils étaient «  èmbarnaïres , ils ne pouvaient se signer et souvent le diable les emportait la nuit pour ne les ramener que le matin , épuisés . Dans un haut village de nos montagnes une magicienne fût accusée en 1802 de maléfices sur les troupeaux et sur les hommes . Il fût décidé de l’éliminer et on l’étouffa en la tenant suspendue en l’air . Le curé assura le préfet Ladoucette qu’il ne croyait pas à la magie mais … comme il n’avait plus de nouvelles d’un ami parti aux Indes , il consulta …une sorcière qui lui apporta un baquet d’eau limpide qu’elle agita fortement . Lorsque l’eau se calma , le curé aperçu distinctement les traits …de son ami .

A Réallon , un haut village , une femme enceinte ne devait pas se laver les dents . Pour avoir du bonheur , pour être protégé , on accrochait à un clou , sur la porte des granges , un fer à cheval , mais aussi , cruauté suprême , un hibou ou une malheureuse chouette .

Dans tel autre village , il était de tradition de sonner les cloches à toute volée pour éloigner le malheur . Un jour le curé étant au courant que la foudre était attirée par l’appel d’air des cloches et la hauteur du clocher , ne voulu pas sonner les cloches . Le malheureux fût accusé des malheurs de la commune et dût s’enfuir en hâte pour ne pas être écharpé par les paysans  furieux . 

 Aujourd’hui encore , il m’arrive encore d’entendre  le mot « embarné » prononcé quand la  situation va très mal pour certaines personnes .

  

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22/10/2008

Embrun , prison Centrale

     Cette Prison est restée marquée chez les vieux Embrunais puisqu'ils disent toujours à propos de la rue qui la longe " la centrale" et non rue Emile Guigues . C'est le Baron Ladoucette , préfet , qui à l'époque , en 1803, précipita l'installation de cette prison, sur ordre du gouvernement, dans les anciens locaux du vieux collège des jésuites. Mais, rien n'était prêt et le maire, à peine au courant de la situation . Ces détenus arrivèrent donc par convois , à pieds dans des conditions lamentables .                               

     Quand ils furent là , il fallut trouver au pas de course l' approvisionnement , les lits , les gardes , les employés , la paille pour dormir , enfin tout pour ces malheureux dont certains venaient de très loin , ou étaient âgés et malades .Ces prisonniers étaient des gens condamnés à plus d'un an de prison et ils étaient assujetis à" un travail journalier pour '''améliorer leur moralité et leur procurer les moyens d'entrer dans la société en fin de peine ''', pourvus de quelques économies et éventuellement d'un métier ". Leur situation était à tel point lamentable en ces débuts " quelle affligea cruellement les âmes sensibles de la ville" . Les choses néanmoins finirent par s'arranger et il y eut tous les personnels nécessaires , y compris docteur , chirurgien , pharmacien .                                 

    Les détenus y exercaient un métier : menuisiers , cordonniers ... et il y eut même une filature pour la laine ou on fabriquait des draps et couvertures . Tout de même , c'était une prison et il y régnait souvent une instabilité réprimée certes , mais qui occasionnait des blessés et des morts . Ces morts , il fallut les enterrer et il ne fût pas question de les ensevelir dans le cimetière de la ville . Alors on leur fit un cimetière bien à part , loin au milieu des champs . (Il existe toujours , mais transformé en jardin ... potager ). Cette prison voyait passer des malheureux qui avaient eu le grand tort de voler de la nourriture ou des vêtements . D'autres étaient des criminels bien sur , mais il y avait aussi des opposants au régime d'alors . Ainsi , plusieurs dizaines de corses moururent dans cette triste geôle . 

   Un , en particulier n'y mourut pas mais , sa peine purgée , complota contre Louis Philippe qu'il faillit bien tuer au cours d'un attentat , l'''attentat de Fieschi ''. Il avait imaginé une machine infernale avec des fusils . C'est surtout la foule qui en paya le prix . Fieschi fût arrêté et guillotiné . Nous étions en 1835 .                                  

     Cette " centrale "ferma ses portes en fin du 19e siècle et fût transformée en caserne de Chasseurs alpins Aujourd'hui , une grande partie de cette " caserne" a été démolie mais la "centrale " classée au titre de collège de Jésuites a été transformée en logements et salles diverses pour les associations . Mais sur un façade on peut toujours voir les épais barreaux de la prison .

 

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Un bâtiment restant et ses fenêtres à barreaux

les 3 fenêtres en arrondis étaient celles de la 1ere chapelle

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Rue Emile Guigues dite

''la Centrale''

 

16:25 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (35)

 
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