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24/02/2012

Ces objets du temps passé

Quelques objets de nos montagnes, si précieux et utiles, dans les familles rurales....

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La cuillère à écrémer, ou ''cuillère du berger''
bois sculpté et ajouré
son manche est court, car il faut être au plus près pour écrémer


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Bols à oreillettes, XIX° siècle, auvergne

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Cruche en terre volcanique, Haute-Auvergne, 19e

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Cruche à huile, le vernis appliqué supprime la porosité

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Cruche à eau, Alpes

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''Escuelas'', assiettes vernissées

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Réchaud de table, terre cuite vernissée

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E! eira à taoura!...
Et maintenant à table, pour une bonne soupe au choux



16:54 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (14)

04/05/2011

Savines 50 ans déja

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C'est sur ce rougeoyant soleil couchant que Savines aujourd'hui "le Lac "
a fêté le cinquantenaire du dynamitage de son église et toute dernière maison
une cérémonie s'est déroulée à cette occasion
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rappelant cet instant fatidique. Une silhouette triste et résigné
assistant impuissante à la fin de Savines, à la fin de son église
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L'abbé Durand avait déja une autre église
Savines-le-lac était née

15:52 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (15)

17/02/2011

Ecrire..à la plume

                                                    Souvenez-vous, l'encrier, l'encre violette, les plumes

                                                                           Sergent-major

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La boite Sergent-major, aux illustrations à la gloire
des armées Françaises a beaucoup
contribué au succés commercial
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Le plumier bois, qui vient en complément de la trousse cuir
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La Veleda Baignol Farjon
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Ou Gilbert et Blanzy
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L'assortiment BB
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Et! ...Des comtoises, oui! des comtoises de "chez notre amie françoise"
de Comtoisie
Donc, c'est à toi, amie françouèz' que je dédie cette note
sur les plumes...sergent-major

19:13 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (15)

12/01/2010

La "Traction"

La voiture est tellement présente de nos jours  dans notre village,  qu'il devient impossible de prendre une photo sans quelle n'apparaisse sur l'objectif. Il n'est pourtant pas bien loin le temps où dans ma rue, on n'en voyait que deux ou trois. L'antique Hotchkiss du marchand de tricots, la Rosengart du menuisier, qui ne sortait du garage que trois fois par an, et celle du Chiffonier, une antique et brinquebalante Renault de 1922. C'est celle-là qu'un jour je vis passer devant l'échoppe de mon père ...sans chauffeur. Elle avait décidé un beau matin d'y aller seule. Le temps que je réalise, et Vlan...La devanture de l'aiguiseur était fracassée et le matériel dans la rue, avec un fracas de jugement dernier , dans le grand calme de notre paisible ruelle. Quel émoi, mais aussi quelles rigolades...

Il y avait aussi les voitures du docteur, du pharmacien, du maire et quelques vieilles camionnetes qui faisaient plus de bruit que de kilomètres.Aussi, quand l'oncle de Marseille arriva un jour dans sa rutilante Traction avant noire et qu'il se gara devant la maison, je fûs à la fois fier et emmerveillé. Et puis les gens regardaient, commentaient, supputaient....L'ambiance du quartier, quoi!

Alors , je ne vous dis pas ma joie, quand après manger , l'oncle nous embarqua pour nous faire faire une ballade. Les gens, aux fenêtres nous regardaient et moi, fier comme Artaban, je pensais"" hein! ça vous en bouche un coin, non! Et alors , l'oncle demarra lentement , comme pour faire durer le plaisir. Ah! le ronron puissant de cette 15. Je l'ai encore en tête, ainsi que la reprise des vitesses, quand nous sommes montés chez l'oncle. Ah! "non de sort," les 10Kms, comme une lettre à la poste. Et puis, dans la traversée du village...gare aux poules, effarouchées par le monstre, ainsi que chiens et chats,  n'en revenant pas de cette intrusion dans leur vie paisible.

Quel souvenir, cette Traction avant de l'oncle de Marseille. Et puis, pas n'importe laquelle...Une 15 .Et dire, que nous n'avons même pas une photo d'elle. C'était en 1946. Déja, un modèle futuriste se profilait à l'horizon, chez Citroèn, mais la 15 reste ma préférée.

 

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La 15 , salon de l'auto 1936

 

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Célèbre calandre de 15

 

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Moteur ( Moulin) de 15 salon 1936

 

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Mini collection Citroën

 

11:08 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (7)

06/01/2010

Paysans-Mineurs


C'est au début du 19e siècle que des paysans haut-Alpins découvrirent du charbon sur les pentes de leurs montagnes. Une longue veine d'anthracite fût localisée plus tard , s'étendant des sommets de la Savoie jusqu'au delà de Briançon, sur environ 30 kms. Au début, ce sont des paysans qui, l'hiver, après les travaux des champs, montaient exploiter ce charbon maigre pour leurs besoins. Il le fîrent dans de très dures  conditions car , ces"mines" se trouvaient tout là-haut à 2400mètres. Il faisait parfois jusqu'à -20o et les boyaux étaient très étroits. La redescente sur les villages était périlleuse car, rochailleuse et fortement enneigée.Leurs maîgres productions étaient "dévalées"sur de petites luges...

 

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Paysans-mineurs 14 juillet 1866

 

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Luge-charbonnière  (reconstitution)

 

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Veine charbonnière des Alpes

Plus tard , le charbon fût exploité en concessions. Certains paysans devinrent propriétaires et vendaient leur production.En 1920, c'est la Compagnie Minière du sud-est qui exploite, mais irrégulièrement. Les paysans-mineurs, qui sont appelés paysans-charbonniers continuent d'extraire et vendre à leur compte dans tout le Briançonnais mais jusqu'à Embrun et dela même. Nous avons nous même brûlé des boulets ou de la "pétrie" de Briançon

 

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Brouette d'extraction (le wagonnet) de nos mines)

 

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Lampe à huile

 

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Exploitation de la Compagnie minière...Mine dite "la Benoite"

 

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Paysans-charbonniers dans les années 50

Le charbon fût encore extrait jusque dans les années 70 par ces paysans, après le départ

des Compagnies

 

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Wagonnet de la compagnie, resté là-haut, témoin d'un passé

d'extrème dureté. Les houillères du Briançonnais n'étaient pas celle du Nord,

mais elles n'en eurent pas moins leurs coups de grisous, leurs effondrements

et autres inondations qui fîrent des blessés dont certains graves et

des morts qui vinrent s'ajouter à l'hécatombe de 14-18...



 

 


 

 


 

17:34 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (18)

21/12/2009

MANUFRANCE 1935

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Oh là là! quel travail, pour la police, de nos jours

17:22 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (14)

19/12/2009

Noël d'autrefois

 

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.....pour moi, Noël ne sera jamais un jour comme les autres : la veillée, la messe de minuit, le petit repas et les plus jeunes que le sommeil recroquevillait sur leur chaise ou sur les genoux de Grand-mère. On les couchait enfin et nous avions le droit de veiller autour du poêle et écouter les hommes parler du temps et des épidémies. Les femmes tricotaient, et moi je rêvais à ce que j’allais trouver dans mes chaussures le lendemain.

La vielle horloge avec son tic-tac avait bien du mal à faire tourner ses aiguilles jusqu’à onze heures et quand nous entendions les premiers sons des cloches, vite nous nous fourrions dans nos pèlerines pour aller courir dans la neige rejoindre nos voisins et nous acheminer vers l’église pour assister à la messe de minuit.

Quelle étrange musique que celle des cloches de l’église, la nuit de Noël.

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Et ce qui me tardait le plus était de savoir si la crèche serait bien là pour m’enchanter. Et chaque année je la retrouvait plus belle encore. A peine passée la porte de l’église, elle était là, dressée avec ses rochers en papier, qui formaient des couloirs autour d’une belle grotte obscure et claire à la fois. De beaux sapins couverts de neige ou plutôt de coton, abritaient l’endroit et dans un coin, l’âne et le bœuf réchauffaient Joseph et Marie qui contemplaient l’Enfant Jésus dans les langes, couché sur la paille, les bras en l’air comme s’il voulait se lever. Et puis derrière, venait le berger avec son agneau sur les épaules et son chien à ses pieds, il semblait surveiller l’Enfant par crainte qu’on ne le dérobât. De ci de là des petites lumières et au fond un beau ciel bleu rempli d’étoile. Il fallait bien tout cela pour me faire oublier l’onglée et la longue messe que nous écoutions sans broncher.

Tiré du patois Alpin       Marie-Jeanne Borel

Pèr iéou, nouvé sara jamaï èn djourt coumé les aoutres. La véia, la mèssa de minue(t)ch, lou pechoun gousta et lous péchouns qué lou souom agrouava sus lours cadièras ou sus les génous dé la grand…Lous métavoun pis à couija é nous autres avian lou drètch de véia à l’entourt dòu pèle à escouta lous omés parla dou tèms é de magagnas. Las fènas tricoutavoun é iéou, pantaiavou à ço qué troubaréi dins mas sabatas lou lendéman.....

(patois un peu phonétisé pour comprendre la prononciation)

 

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11:11 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (13)

11/12/2009

Sports d'hiver

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1903...Aie! ça glisse...une place, un boulodrome, qu'on arrose le soir, un étang et hop!
voilà une patinoire gratuite pour tous
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Gap, à deux pas du centre ville, un bâton...costume cravatte
un élégant skieur, 1906
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26 mètres, ...un oiseau passe... bon, d'accord aujourd'hui il vont plus haut, plus loin
mais c'était en 1905
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Briançon, Montgenèvre première station de ski, la plus ancienne

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Aujourd'hui ça se fait...
Eux l'ont inventé

10:31 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (7)

04/12/2009

Le tablier de "mère-grand"

 

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Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?

Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger sa robe.

Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, il servait à transporter les œufs frais et parfois les poussins à réanimer.

Quand arrivait un visiteur, il servait d’abri aux enfants timides.

Et quand le temps était au froid, grand-mère s’en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C’est encore lui qui qui transportait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager il servait de panier pour de nombreux légumes.

Quand un visiteur arrivait de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l’heure du repas, quand sur le balcon grand-mère agitait son tablier, les hommes aux champs savaient qu’il était temps de passer à table.

Grand-mère l’utilisait encore pour poser sur le rebord de la fenêtre la tarte chaude juste sortie du four.

Et quand il était trop sale, elle le tournait et le mettait de l’autre côté pour ne pas gaspiller du savon inutilement.

En souvenir de nos grand-mères, racontez à ceux qui peuvent apprécier, l’histoire du fameux tablier.

Tiré du patois alpin… Rapélès te dòu foudiéou dé maïré- grant…..Aquéu foudiéou, dévié journalamènt proutéja la gounela de maire- grant...Pouvié servi de soufflet pèr raviva lou fuec, Pouorta des trufas é de pechoun bouosc sec dins la cuisina. Despièi l'ouort, servé de panié pèr pourta touta l'ourtalaia. Quand quaucun vénié tout d'èn cop, fasié veire couma la grant despousétava

tout à l'entourt, amé aquéu foudiéou.A loura dòu gousta, la grant despiéi lou pountin , fasié bouléga soun foudiéou pèr fa saguer ou omes qu'era l'oura de passa à taura. Lou foudiéou fasié anca pèr pousa la tarta chauda sus la fenestra. Pi, quand aquéu foudiéou era trop sale, lou tournava de l'autre caire pèr pas gaspihla de savoun... Pouvié coumta à touch aquéu qu'amoun , l'histoira dòu foudiéou de la grant, pèr garda lou souvéni...

Texte de parois alpin. Notre patois est issu du provençal. Il en est très proche et chaque  canton a sa particularité propre. Il y a en fait des patois très proches et chacun garde sa personnalité. Il faut avoir le plus profond respect pour ces particularités qui sont notre patrimoine.

 

17:23 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (15)

16/11/2009

Au coin du feu

 

 

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Les soirs d’hiver, à la veillée, il fait bon se retrouver au coin de la cheminée. Nous avons ici tout le matériel pour s’occuper du feu : la petite fourche en fer, les pinces, le tisonnier, le soufflet qui amuse tant les enfants quand il gémit, respire, attise les braises et fait voler les cendres. Le gros morceau de souche est embrasé et de longues flammes jaunes, roses et bleues viennent le lécher de tous côtés.

Entretenir le feu, est tout un savoir : si on bouge trop, il rechigne, fume et crève ; si vous le laisser aller comme il lui plait, voilà qu’il ronfle et va trop fort et quand vous revenez, vous ne trouvez plus que des morceaux en l’air et la souche à peine machurée. Alors un conseil : le feu, il faut qu’il ait de l’air mais pas trop ;

Ne faites jamais brûler de l’érable, celui-ci laisserait Saint-Pierre mourir de froid à la porte du paradis ! Il fait pour l’été. En revanche, si vous mettez dans votre cheminée un bon morceau de fayard coupé à la bonne lune, à coup sûr vous en aurez pour la veillée ! Et si vous pouvez garder quelques morceaux de pommier pour la nuit de Noël, rien de pareil pour bien se chauffer !

Que nous sommes bienheureux, dans la paix de la veillée au coin du feu, quand la tourmente siffle, hurle et virevolte par nos chemins campagnards les recouvrant d'un vaste édredon blanc , comme si un sentier ça pouvait avoir froid.

Lous séres, à la véia, faï bouon sé rétrouba ou cousta dé la chiminéia.....Avèn touch , l'oubrage pèr s'oucupa doù fuèc....

15:40 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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